Jean-Baptiste Pointe du Sable


Jean Baptiste Pointe du Sable est né en 1745 (la même année que Joseph de Bologne, le Chevalier Saint-George) en Haïti (plus de quinze ans avant que les généraux métis Dumas , Pétion et le docteur mulâtre Fournier de Pescay ne naissent sur cette même île) à Saint-Marc. Métis : fils d’un marin français et d’une mère esclave de l’île d’Haïti, il est le premier étranger (non Américain et non Anglais) à s’installer dans la région qui deviendra plus tard Chicago en Illinois. Il est décédé le 28 août 1818 (année de naissance de Frederick Douglass, le premier ancien esclave à devenir homme politique).

Ce n’est qu’en 1968 que les Etats-Unis reconnaissent Jean-Baptiste Pointe du Sable comme le fondateur de Chicago. En effet, deux raisons ont fait que les historiens ont longtemps ignoré son rôle :
  • il était métis donc fils d’esclave,

  • les premiers récits historique sur la constitution de Chicago ont été écrits par des descendants de John Kinzie (celui à qui J.B. Pointe du Sable a vendu sa maison « de Chivago » en 1800).

Après ses toutes premières années sur l’île d’Haïti, son père l’amène en France où il fait ses études.

Un explorateur de talent et le premier grand homme d’affaire noir (métis) américain

Peu de notes et de documents légaux existent encore pour attester des différents actions de Jean-Baptiste Pointe Du Sable. Je ne sais pas quelle année il est retournée outre-atlantique. Ce n’est qu’à partir de 1770 (année de naissance du Général Pétion, lui aussi métis haïtien) que l’on retrouve sa trace.

Il créé un « centre / comptoir commercial » à Chicago sur les rives du Mississipi.

En 1770, Jean-Baptiste Du Sable remonte le Mississippi jusque dans la région actuelle de Chicago. Il y construit sa première maison, trente ans avant la construction de Fort Dearborn (lieu de bataille mythiques Amérindiens / Anglais / Américains), à cette époque, ce qui sera plus tard l’Illinois appartenait à l’empire britannique.

Il met, petit à petit, en place un comptoir commercial, qui devient un véritable centre commercial sur la rive nord de l'embouchure du fleuve de Chicago. Commerçant, fermier, marchand de fourrure, très vite son business devient prospère et grandiose pour l’époque :


  • quasiment l’unique lieu de ravitaillement pour les trappeurs, les marchands, les chercheurs et les indiens,
  • ce comptoir est la base de la colonie permanente de Chicago.

    Ainsi, un métis, reconnu comme un des hommes les plus illustres de cette époque, est le fondateur, vers 1779 de Chicago en Amérique.
Sa renommée était telle qu'en 1780, les Américains de la région du Lac Michigan ont adressé une pétition aux dirigeants britanniques dans le but que Jean-Baptiste Pointe Du Sable soit nommé administrateur de leurs affaires : les britanniques ont accepté et Du Sable est promu administrateur.

Malgré cela, pendant la Guerre d'indépendance (1775-1783), il a été emprisonné par les Anglais qui le suspectaient d'être un espion américain.

Un comptoir ou un centre d'affaire bien achalandé

En fin stratège et en homme d’affaire avisé, JB Pointe du Sable a profité de son éducation française, de sa langue natale et de ses origines pour s’associer avec les français de la Nouvelle-France (le Canada) : il y voyageait souvent pour en ramener des fourrures (très prisées à l’époque).

En 1784, son comptoir commercial était devenu un véritable centre commercial qui contenait :

  • un magasin de meuble renommé pour ses mobiliers élaborés et ses commodités modernes (pour l’époque bien sûr),
  • des fermes avec écurie et bétail,
  • un marché de volailles,
  • deux granges,
  • un moulin,
  • une crémerie,
  • une boulangerie,
  • un atelier.

Une partie de sa vie avec les indiens

Jean-Baptiste Pointe Du Sable a épousée un indienne, la fille d'un chef local de la tribu Potawatomi. Il eut avec elle deux enfants : Jean et Suzanne. Quelques années avant qu’un autre métis Jim Beckwourth soit « adopté » par des Indiens, Pointe du Sable devient un cadre chez les Potawatomi.

L’histoire dit que son départ en 1800 de Chicago pour l’ouest est du au fait qu’il a été très déçu de ne pas être nommé chef de la tribu de Potawatomi.

Les hommages pour ce métis précurseur
  1. Le Musée afro-américain DuSable Museum dans le sud de Chicago lui doit son nom.
  2. En 1987, l'US Postage émit un timbre à son effigie (cf. ci-dessus)
Liens : Biographie de Jean Baptiste POINTE DU SABLE
Article repris sur "Le rayonnement d'Haïti" (leshaitiens.com)

16 commentaires:

SIL a dit…

Salut,

c'est un bien beau travail que voila. un site referant pour moi puisque moi aussi je travaille à valoriser le metissage. Je vais le mettre en lien sur mon site.
Si je peux me permettre n'oublie pas les prix nobels métis. j'avais fait une recherche. il y en a.

Surtout continue

Le Sil du http://republicoin.blogspot.com

Le Métis a dit…

Merci Beaucoup pour ces compliments et encouragements ! Je vais aller visiter ton blog tout de suite.

Tu peux bien sûr te permettre car je ne connais pas les nobels métis, je vais me renseigner.

Et t'inquiète, je vais continuer :-)

Anonyme a dit…

Je n'ai jamais vu de site aussi insultant pour la race humaine et avilissant pour nos esprits. On crie au racisme quand les blancs et les noirs font l'apologie de la couleur blanche ou noir. Je lis :"Le blog de l'Apologie du Métissage." Que penser de ça?

Vous voulez-faire parler de vous messieurs, mesdames? Evoquez le métissage culturel et vous passerez pour des personnes intelligentes.

Merci d'apporter de l'eau au moulin de la discrimination raciale. Vous faites pitié.

Un métis qui a honte de ce site!!!

L'Apologie du Métissage a dit…

A Anonyme ou « au métis qui a honte de ce site », une lectrice a commencé à vous répondre sur l’article consacré à Sean Paul et je l’en remercie.
Ce que je peux vous dire moi, c’est que l’Apologie du Métissage c’est l’apologie de l’amour et de la fraternité, l’apologie de l’ouverture d’esprit et de la mixité et surtout l’apologie de la race humaine : il n’y a rien d’insultant pour la race humaine ni d’avilissant pour nos esprits sur le blog des métis célèbres.

D’autre part, vous n’avez pas du lire vraiment les différents articles, ou regarder les photos et vidéos. L’Apologie du Métissage ne fait l’apologie d’aucune couleur. Sur les métis célèbres, vous trouvez des métis plutôt noir, ou en tout cas foncés (comme Frederick Douglass, Jean-Baptiste Pointe de Sable, Joséphine Baker, Yannick Noah, Jean Tigana, Boris Diaw ou bien d’autres) mais aussi d’autres quasiment blancs (comme Cindy Breakspear, Ingrid Jacquemod qui est blonde, Alexandre Dumas, Yelena Noah, Joachim Noah, Wentworth Miller, Sean Paul, etc.) ! Ce site est l’opposé d’un site qui apporte de l’eau au moulin de la discrimination raciale, il ne fait que lister des personnes célèbres issu du métissage et qui ont donc plusieurs origines comme le dit la première lectrice qui vous a répondu.

Pour ce qui est du métissage culturel, il est largement loué ou évoqué sur ce site, toutes les célébrités ou légendes métis(ses) présentent sur ce site incarnent le métissage culturel et pas uniquement biologique : par exemple lisez les articles sur Ben Harper, sur Joaquim de Noah qui se qualifie de Vicking Africain, sur Wentworth Miller ou sur le peintre cubain Wifredo Lam.

Nous ne faisons pitié à personne mais nous sommes particulièrement désolé que vous n’ayez pas compris.

Jean a dit…

L'anonyme qui fait des commentaires à la con est vrai un naze, si c'est vraiment un métis il n'a pas tout compris ...

Ne t'inquiètes pas tu as toute une comunauté avec toi ;-))

Bonne continuation

Anonyme a dit…

Il me semble que même si nous sommes issus de pays ou de milieux différents, nous métis avons tous, ou à peu près, vécu les mêmes "dilemmes intérieurs", questions identitaires et nous sommes conscients de la dualité (pour certains - ou pluralité pour d'autres) qui nous constitue.

Ainsi, je doute très très fort que l'anonyme qui a signé "métis qui a honte de ce site" soit en réalité métis. S'il l'était, il comprendrait totalement l'existence d'un tel site (et des autres) et en serait tout simplement ravi.

Une métisse

Apologie du Métissage a dit…

Merci beaucoup, j'ai parlé de ce message autour de moi, et effectivement, je pense que vous avez raison. Une telle réaction parait tellement bizarre ...

Et encore merci pour ces encouragements et messages sympas !
David

Anonyme a dit…

la personne qui se prétend métis dans son commentaire ; est-il métissé afro ?...
quand on sait que Napoléon a ordonné que l'on détruise l'oeuvre du Chevalier Saint Georges..
on doit pas attendre de figurer dans les manuels scolaires pour se sentir intelligent. On a une histoire, pas celle uniquement de martyrs... c'est un devoir de mémoire de connaître les parties de l'histoire que certains se plaisent à cacher.
bravo pour ce blog...

Apologie du Metissage a dit…

Je ne saurais te répondre, j'avoue que ces message m'ont un peu perturbé à l'époque ... Mais j'ai eu du soutiens : parfait !

En tout cas merci pour ce commentaire et à bientôt j'espère !

SANSVOIX a dit…

C'est fou, beau et triste !

Je suis Noir de peau. Et c'est en être humain noir enthousiaste que je découvre aujourd'hui même ce blog, que je lis et apprends de très belles choses.

Mais dans la mesure où aux Etats-Unis, métis et noirs sont classés "blacks", je ne pourrais imaginer que les métis, créateurs de ce blog rechercheraient à se prendre pour une "race à part".

Tenez, la plupart des métis ou mulâtres en Afrique, étaient des produits des viols par des jeunes et/ou vieux hommes blancs et colons des jeunes filles noires.

Ces enfants, une fois passées la colère et l'humiliation des parents des jeunes filles mères violées, ils ne trouvaient de pleine affection qu'auprès de leurs parents africains (noirs).

Vers les indépendances africaines les métis ou mulâtres africains avaient pour la plupart opté de rester africains c'est alors que beaucoup de parents européens ont commencé à songer à reconnaître leurs enfants "café au lait" l'expression courante qui désignait les métis.

C'était en fait, pour certains de ces ex-colons, l'occasion de transmettre leurs affaires à leurs enfants africains, dans l'espoir de les garder...

C'est à ce moment que chez les métis africains s'est affirmée la conscience d'appartenir à des parents des couleur différentes, certains en privilégiant le côté le plus "rentable", soit politiquement, soit financièrement.

Mais, il n'en demeure pas moins qu'en Afrique, les métis sont d'abord Noirs avant d'être d'autres couleur. Curieusement aux Etats-Unis, c'est un peu la même chose.

Si vous lisez le livre de Barack OBAMA, "Le rêves de mon père", vous pourrez y déceler les armes de résistance psychologiques que l'actuel président des Etats-unis avait tiré de son acceptation totale d'appartenir aussi bien au Kenya (Afrique) et aux Etats-Unis (Occident) aussi bien dans son implication dans la communauté black (métis et noirs) que dans son engagemnt dans la vie politique de son pays,les Etats-Unis d'Amérique. Les fruits sont là et quels fruits !

Je pense que les métis ( dont l'un des parents est noir) de par le monde arrivent à décupler leurs forces de travail lorqu'ils acceptent sans complexe leur double appartenance et je peux dire, surtout avec une prédilection, leur appartenance noire.( voir les Noah, les Hamilton, les Tsonga, les Obama...etc.)

Et je soupçonne même que si tous les Africains transportés dans le Nouveau-monde, malgré eux, avaient eu la possibilité de connaître leur foyer africain d'origine (comme les Polonnais, Italiens, les Irlandais...aux USA), l'histoire des Noirs et des Métis de ce Nouveau-Monde se serait écrite autrement.



C'est fou et admirable en voyant le patriarche NOAH dans les tribunes des BULLS à Chicago , venu de son Cameroun, pour encourager, attendre et applaudir le recrutement de son petit-fils de "basketter".

La force des NOAH doit certainement beaucoup au Cameroun

En Guadeloupe, il existe encore des poches isolées où l'on peut rencontrer des personnes qui s'ccrocheraient à leurs racines africaines (les Massembo) et l'on n'est qu'admiratif d'esprit de combativité des Guadeloupéens (Noirs et Métids) pour defendre leurs droits. SOLITUDE est passée par là !

Vivement que le progrès d'ADN puisse un jour permettre aux Noirs et Métis d'origine africaine partis dans le Nouveau Monde retrouver les endroits exacts d'Afrique sont partis leurs ancêtres.

PS : Ma fille métisse (afro-française), prof. agrégée de philo, je sais comment cela lui a été facile de mener ses études tambour battant, entourée d'amour sans faille de ses parents d'une part et surtout de son implication dans l'amour et la connaissance du pays d'origine de son père, l'Africain, d'autre part.

Avant d'aller dormir il lui falait à tout prix qu'on lui dise aussi bien un conte de Pérault qu'un conte africain !

Imaginerait-on, notre indignation à deux, si on nous disait qu'elle et moi serions de deux races différentes ?

Apologie Du Metissage a dit…

Cher SansVoix

Tout d’abord merci beaucoup pour votre long commentaire éclairé que nous avons lu avec la plus vive attention et nous sommes contents et fiers si vous avez appris des choses ici. Je vais tenter de répondre points par points à votre message. J’espère que vous repasserez par ici pour en prendre connaissance.

« C’est fou, beau et triste », on partage à 100 %, surtout ce qui concerne nos brillants ancêtres dont le côté noir est souvent occulté : Jean-Baptiste Pointe de Sable, Alexandre Dumas 2ième du nom, Fournier de Pescay, etc.

Concernant, votre première remarque sur « la race à part », je suis tenté de répondre non, en effet, nous sommes des noirs. Mais nous sommes aussi des blancs … C’est là toute la problématique (si on peut dire) métisse.

On est bien conscient que les premiers métis en Afrique comme aux Antilles étaient le fruit de viols et que la plupart du temps, la seule famille à les reconnaître était la famille esclave ou colonisée … D’ailleurs, aux Antilles (je connais mieux) ils étaient esclaves. Il existe de rares exceptions dans le cadre desquelles le parent blanc a souhaité donner une éducation « haut de gamme » à l’enfant, généralement ça a donné des génies : la liste est longue, nos recherches le prouve et les exemples ne cessent de grandir ici : Le Chevalier Saint-George , George Bridgetower le virtuose , Le Général Dumas, Louis Delgrès, Le peintreGuillon-lethière, etc.

Je ne peux qu’être d’accord avec vous sur les lignes suivantes.
Vous dites ensuite qu’en Afrique les métis sont noirs d’abord, bien sûr, couleur d’origine plus soleil local … Cependant, nous avons des métis africains dans notre groupe qui ne vivent pas forcément très bien d’être hélé « Toubab, toubab » en Afrique et considéré comme « Negros » en France. Pour ma part (Haïtianno-Français), je connais mal l’Afrique mais c’est au Sénégal que je me suis fait « traité » pour la première fois de Toubab … (Je vous rassure je comprends, j’adore et y retourne dès que j’en ai l’occasion) Mais ceci pour vous dire qu’au quotidien ce n’est pas forcément évident. Aux Etats-Unis, c’est un peu différent ou un peu la même chose, comme vous le dites.

Tous les rédacteurs de ce blog ont lu « Les rêves de mon père » ainsi que « L’audace d’espérer » de B.Obama. Les armes de résistance psychologiques comme vous dites si bien son notre quotidien, et les fruits sont là. On vous rejoint tous pleinement, c’est à notre avis ce qui fait la force des métis loués sur ce site : de Lenny Krawitzà Harlem Désir en passant par Vin Dieselou la déesse Sade Adu.

Sur le point suivant : vous confirmez ce que l’on cherche à montrer ! C’est extrêmement satisfaisant :-) - OUI en acceptant la double appartenance on arrive à exceller via le travail dans tous les domaines, vous citez à juste titre Hamilton, Jo-Wilfried Tsonga , Yannick Noah et Obama. Il y en a des centaines d’autres : Bob Marley , Sade, Halle Berry , l’écrivain à succès Walter Mosley , les roi du Hard-Rock Slash et Tom Morello, on vous laisse découvrir le blog, la liste est trop longue !

Je partage également votre remarque suivante et on ne peut qu’abonder dans votre sens la famille Noah doit beaucoup au Cameroun : vous trouverez d’ailleurs sur ce blog, une interview de Yelena Noah.
J’apprends ce que vous dites sur certains de gwada, c’est toujours une bonne chose de connaître ses origines. Pour ce qui est de la combativité des noirs et métis des Antilles française, ça fait plaisir à voir effectivement. Pour ma part, je suis Haïtien, je sais que quand noirs et métis sont main dans la main, ça fait mal : on a réussi à faire capoter Napoléon au plus haut de sa gloire. Nous avons ici un billet sur un de nos premiers présidents, le mulâtre Pétion (vous y verrez un magnifique tableau représentant l’union des noirs et des métis en Haïti).

Nous sommes comme votre fille, certains des rédacteurs ont fait des études poussées, d’autres moins : sportif, neurochirurgien, banquier, employé, on est tous métis et on aime autant la France que le pays de notre père (ou notre mère selon les cas) Haïti, la Cote d’Ivoire, le Mali, etc. Pour ce qui est de la double-culture, on a été élevé de même, j’ai eu droit aux contes de Grimm, aux contes qui mettent en scène les Loas du Vaudou, aux croque mitaine mais aussi aux tonton macoutes et fillettes laleau, etc.

Je ne considère pas que je suis d’une race différente de celle de mon père, mais je ne suis pas sur d’être d’une race très différente de celle de ma mère …

Pour exemple deux citations de métis célèbres au sujet du métissage. Le dernier des Marley (Damian Marley) à avoir reçu une haute distinction aux music Award : « Je suis métis, et alors, peut- importe, ce qui compte c’est que j’existe » ou Doc Gyneco « On n’est pas les mêmes noirs mais j’en suis un quand même ». Sur un de nos sites partenaires, le forum « Mulâtres et métis du monde », on a des tas de citations et de situations « doubles » que nous métis vivons.

La discussion est très intéressante, nous préparons pour les mois à venir un site complet sur les dilemmes, joies, complexes et forces du métissage (il en existe en anglais), j’espère que vous viendrez nous rendre visite.

Juste une requête : pourriez-vous parler de notre blog à votre fille ? Nous avons ici un interview du philosophe normalien métis Claude Ribbe et un billet sur Gaston Berger.
Bien à vous et encore merci, j'espère que vous repasserez par ici : on a au moins 1 nouveau métis célèbre chaque semaine.

SANSVOIX a dit…

OK !

Je parlerai de ce blog à ma fille, mais je ne peux présager ce qu'elle en pensera et dira !

Quant à l'attitude des Sénégalais avec l'expression de "toubab", rassurez-vous , il en existe aussi dans les pays du centre de l'Afrique, comme "mundele" qui voudrait dire tout bêtement "blanc".

Mais, ce n'est nullement, du moins pour l'Afrique centrale une expression de rejet des métis.

Et, si vous permettez, je serais pour une situation où les métis se positionneraient à partir de leurs pays d'origine en symbiose avec leurs concitoyens Noirs et/ou Blancs et pas du tout attiré par une démarche où les métis de tous les pays se verraient comme appartenant à un pays bien précis, réel ou imaginaire à eux seuls et qui se nommerait "METISLAND" par exemple.

Et vous vous rendez compte se retrouver en pays où il n' y aurait que de Métis, sans Blancs, sans Noirs, sans Jaunes, sans Rouges dans les environs, mais s'en serait fini de parler de Métis non !

Je suis d'avis que, dans des pays où les Métis seraient discriminés au même titre avec des Noirs qu'ils fassent bloc avec ces derniers pour défendre leurs droits.

Ce faisant logiquement si les métis étaient discriminés dans un pays qui serait africain, au même titre que seraient discriminés les Blancs, je comprendrais aussi que les métis, dans ce cas précis, fassent cause commune avec les autres discriminés qui sont dans ce cas des Blancs, pour défendre leurs droits.

En ce qui concerne la France, je ne saurais rien dire si les métis bénéficieraient d'un traitement de faveur par rapport aux Noirs, tout ce que je sais est que, métisse qu'elle est, c'est à la force de travail que ma fille a pu s'en sortir et il fallut vraiment de l'amour de son père et de sa mère autour d'elle !

Des ressentiments, elle en a eus, mais elle sut en faire plus raison de combat que cause d'abattement !

Et je vous confierais que je ne l'ai jamais vue aussi rayonnante que pendant les jours qu'elle passa, dans le pays de son père, malgré la pauvreté et les conditions de vie précaires du pays.(Lire OBAMA, "Les Rêves de mon Père", les passages sur les conditions de vie de sa famille large kenyane, lors ses voyages au Kenya)

Ma fille se jouait du terme de "mundele" (blanc) que les enfants utilisaient à son passage.

"Papa, c'est marrant, en France je suis Noire et voilà qu'ici, je suis Blanche", me disait-elle et elle en riait, mais je sais que ce n'était pas drôle du tout. Et elle n'était pas discriminée, bien au contraire !

A la fin de son séjour, dans la zone-tampon (salle d'embarquement) de l’aéroport, elle ne put retenir ses larmes, son séjour ça lui avait paru trop court, vu la qualité de l'accueil familial, au sens bien compris de la famille large africaine, qu'elle reçut.

Elle eut tout le loisir de comparer avec sa vie en France, au contact avec la famille du côté de sa mère !

En fait, en ce qui concerne l'Afrique, j'ai toujours pensé que c'est l'éventuelle réussite en matière de développement et de progrès des pays d'Afrique noire qui cassera l'image fausse qu'on se fait de ce continent et des Africains.

En tout cas "l'Afrique des médias" n'existe plus dans la tête de ma fille

Ce faisant, je suis conscient que beaucoup de personnes (Noirs et Métis) ayant l'Afrique comme origine récente ou lointaine trouveront matière de fierté de cette origine avec une Afrique rejoignant le concert des pays en progrès.

Tenez, sur un site dit "nubiennes", les filles répertorient toutes les filles célèbres Noires et Métisses du monde entier.

Bon, c'est une démarche comme une autre, mais dès qu'on sort de ce site l'on a un sentiment de l'existence de l'appartenance unique de toutes ces filles, sans omettre les références liées à chacune d'elles. Il me semble donc que cette démarche est dynamique

Un site ou un blog genre "Les Noirs et Métis célèbres" ou l'on verrait Jean-Baptiste Pointe du Sable côtoyer le Pasteur ML KING, MANDELA..etc., ce ne serait pas mal !

Après tout que ce soit aux USA, dans les Caraïbes ou aux Antilles les combats des Noirs sont les combats des Métis et vice-versa.

Et en France, LOZES (pharmacien) comme RIBBE (normalien agrégé d'Histoire) éprouvent les mêmes difficultés à se faire placer comme candidat en position d'éligibilité, sur une liste électorale, des partis politiques traditionnels français.

Alors, vous comprenez !

A bientôt, peut-être !

Apologie du metissage a dit…

Merci beaucoup pour ce retour rapide ! Je pense qu'on fond on est presque complètement en phase :-).

Je partage en particulier les points sur notre (pour nous métis) amour pour le pays dans lequel on ne vit pas (celui de mon père pour ce qui me concerne) et sur le fait qu'en France noir ou métis ça ne change pas grand chose (cf. votre remarque sur Ribbe et Lozes).

J'espère que avez-vous vu le tableau de Guillon-lethière qui symbolise l'union des noirs et métis pour l'indépendance d'Haïti, première république noire !

On a été en rapport avec le blog des nubiennes, il est magnifique, on n'est pas tout à fait dans la même optique mais on se consulte mutuellement régulièrement.

A bientôt

SANSVOIX a dit…

J'AI LU :

"Il existe de rares exceptions dans le cadre desquelles le parent blanc a souhaité donner une éducation « haut de gamme » à l’enfant, généralement ça a donné des génies"

En effet, dans une des colonies africaines, pour les enfants "mulâtres" abandonnés par la mère noire (la honte d'avoir fauté, même violée) et par le père blanc, (sentiment de s'être abaisse comme appartenant à une " race supérieure"), l'administration coloniale avait créé des orphelinats et pensionnats (filles), colonies d'écoles avec internats (garçons) où ils recevaient une excellente instruction.

C'est ainsi qu'il y avait de nombreux métis (garçons) comme des bureaucrates et des religieux (mais pas prêtres, car le métis est "l'enfant du péché", c'est le Blanc chrétien catholique qui le dit, pas le Noir !)

D'autres "pères" "petits blancs" géniteurs des métis, sans reconnaître leurs enfants, mais pris de remords, ils s'arrangeaient pour que les métis, garçons, aient au moins une profession.

Ainsi, l'on avait aussi beaucoup de jeunes métis comme de très bons mécaniciens, mais rarement maçons !

Les métisses, les filles, ne posaient certainement pas de problèmes car, elles se mariaient facilement aussi bien aux Noirs qu'à d'autres métis.

Dans les colonies portugaises, elles avaient un succès fous auprès de "petits blancs" portugais.

En outre, dans la colonie à laquelle je fais allusion dès le début, l’administration coloniale, avec le principe de "diviser pour régner", alors elle avait créé des "homes mulâtres", lieux des loisirs pour les métis adultes et la plupart de ces "homes" étaient construits entre la cité des Blancs et la cité des Noirs...C'est tristement marrant !

Bête et méchant, mais c'est marrant parce que cela n'avait pas empêché les Noirs et les Métis de se fréquenter dans les cités des Noirs.

Il me semble, j’espère, que je vous aurais appris quelque chose, moi aussi, sur les métis, à l'époque des colonies européennes d'Afrique.

Les métis célèbres a dit…

Merci beaucoup pour ces infos, pour ma part je n'avais pas connaissance de la plupart de ces éléments ...
Et je faisais allusion à des cas "antillais" (les dumas, saint-george, pointe de sable, etc.).

Si vous êtes catholique, nous avons un saint : Saint Martin de Porrès, le saint-patron des métis ou le saint-patron de la charité, il a plusieurs articles qui lui sont consacrés ici. Mais les papes ont mis plusieurs siècles avant de le canoniser ...

Encore merci pour ces échanges, vous êtes et serez toujours le bienvenu ici.

Bien cordialement

Anonyme a dit…

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My web blog Methadone Clinics In Ohio

En accès direct, je vous propose ci-dessous une liste non exhaustive, par ordre chronologique, des premiers métis à s'être distingués entre le 16ième et le 19ième siècle !
Vous trouverez ci-dessous une liste de beautés métisses célèbres : mannequins, actrices, chanteuses, musiciennes ou les 4 en même temps qui rayonnent sur les 20ième et 21ième siècles.
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