Sean Paul

Sean Paul Henriques est né à Kingston en Jamaïque le 8 janvier 1973, d’un père jamaïcain d’origine juive portugaise et d’une mère jamaïcaine blasian (métisse afro-asiatique) comme le milliardaire métis Jamaïcain Michael Lee-Chin, l'actrice métisse Rae Dawn Chong et les chanteuses Amerie et Kelis. Pour être précis la mère de Sean Paul est la fille d’une métisse et d’un chinois jamaïcain. Sa famille est donc le reflet de la devise jamaïcaine : « Un peuple issu de plusieurs peuples » (Out Of Many, One People).

Sean Paul est au début du 21 ième siècle l’ambassadeur de la musique jamaïcaine dans le monde, il succède ainsi à Bob Marley, Yellowman, Shabba Ranks et Shaggy – Il contribue comme ses prédécesseurs à faire connaître mondialement le reggae et en particulier le Dance Hall (ou raggamuffin).

Une jeunesse aisée et sportive

Sean Paul habite dans la paroisse de Saint Andrew Parish (banlieue nord de Kingston) avec ses parents (sa mère est une peintre jamaïcaine de renom et son père un homme d’affaire) et son frère Jason. Ses deux parents, quand ils étaient jeunes, ont été des athlètes de haut niveau en Jamaïque et un de ses grands pères a même fait parti de la première équipe nationale jamaïcaine de Water-polo. Sean Paul, très doué pour la natation, suit leurs traces : il a fait partie de l’équipe nationale de Water-polo.

Sean Paul reçoit donc une éducation bourgeoise, et va dans une école laïque (Island’s Hillel Academy) fondée par la communauté juive à laquelle appartient son père. La légende que Sean Paul entretient dit qu’il serait un descendant direct de Salomon via son père. Il sort diplômé de l’UTECH (Université de Technologie de Jamaïque).

Une carrière musicale détonante

Il travaille ensuite en tant que cuisinier, puis guichetier dans une banque, mais malgré son milieu et ses études : ce qui l’intéresse c’est la musique (sa mère lui a offert très jeune un piano) et en particulier le Dance Hall et le Hip-hop.

Il commence par écrire ses propres textes et s’essaye au toast en animant des soirées privées. Marqué par le style Supercat (grand artiste de la scène du Dance Hall) dont il s’inspire fortement, il rencontre Don Yute et en 1993 plusieurs membre du groupe mythique Third World ce qui lui ouvre les premières portes du milieu du reggae. Sean Paul aura même l’occasion d’écrire pour les « vétérans » de third World (Cat Coore, Bunny Rugs et Carrot Jarret). Il raconte que Cat Coore lui a dit un jour :

Tu as l’air d’avoir une bonne voix, on devrait essayer de faire quelques démos !
A cette époque, Papa San, Bennie Man et Shabba Ranks sont au top sur la scène jamaïcaine mais aussi mondiale avec à moindre niveau, d’autres artistes comme Lt. Stitchie, Major Worries et Supercat.

Il sort quelques single et son premier succès arrive en 1996 : « Baby Girl » produit par Jeremy Harding de 2 Hard Records. Il enchaîne ensuite les tubes avec les plus célèbres des producteurs jamaïcains (Tony Kelly, Steelie and Clevie, etc.) : « Infiltrate », « Excite Me », « Deport Them », « Hot Gal Today » avec Mister Vegas.
C’est le début d’une carrière fulgurante : Jamaïque, puis l’ensemble des caraïbes (il sera plusieurs fois numéro 1 en Jamaïque, dans toutes les caraïbes et commence à être incontournable dans les soirées hip-hop aux Etats-Unis).

Sean Paul est nommé troisième «Artiste Reggae de l’Année» en 2000 et Stage One quatrième « Album Reggae de l’Année » dans le magazine Billboard. Il commence à vraiment être apprécié aux Etats-Unis : « Hot Gal Today » figure dans la bande originale du film « Shaft » (pour mémoire, Shaft a été une rampe de lancement pour de nombreux artistes métis, voir les billets au sujet de Vanessa Williams et d’Alicia Keys). Ainsi Sean Paul dira :

« Tout à coup je me suis retrouvé aux côtés d’artistes que je considérais comme mes mentors, (…) J’ai rencontré Big Daddy Kane, Snoop, Aaliyah, j’ai parlé avec Funkmaster Flex. C’est de la folie. »


Sean Paul - Like Glue

Sean Paul devient le premier artiste reggae à se produire dans le cadre de la « Summer Jam », l’un des plus gros événements R&B/hip-hop de l’année aux Etats-Unis.

A partir de ce moment là son ascension devient vertigineuse (en 2000 sur le best-off ragga jamaïcain il pose plusieurs morceaux).

Ainsi avec Dutty Rock (sorti en 2002) et les tubes internationaux « Gimme The Light », « Like glue », « Can You Do The Work », « I’m Still In Love With You », etc., il s’impose aux Etats-Unis et dans le monde entier.
« Ce qui fait la force du reggae DanceHall, ce ne sont pas seulement les riddims efficaces, dans le monde entier les gens adorent notre manière de parler. Cette musique est là pour faire vibrer la basse et mettre le feu. Et cela concerne l’ensemble de la scène dancehall. »

On fumait de l’herbe, "dutty" signifie une pipe usagée, mais on ne s’intéressait pas qu’à ça. (…) Dans la vie on n’arrive à rien sans travailler dur, notre coupe est donc
pleine.
Citation de Sean Paul au sujet de Dutty Rock l’album qui l’amène au premier plan de la scène mondiale.

Maintenant Sean Paul est célèbre mondialement et il a travaillé en collaboration avec les plus grands noms du Hip-Hop / R&B : Busta Rhymes, Jay-Z, DMX, The Neptunes, Clipse, Mya, Tony Touch et Rahzel (de The Roots), Beyonce, Blu Cantrell, etc.
Parmi ses collaborations avec des artiste américains, celle que je préfère est celle avec la superbe métisse Blu Cantrell (Breathe) – voir le clip vidéo sur ce blog dans l’article consacré à Blu Cantrell -

Beaucoup d’artistes hip hop sont proches du dancehall, (…) Il en a toujours été ainsi mais maintenant c’est plus évident pour les gens.

Sean Paul dans le New York Times

Sean Paul, parmi ses multiples distinctions :

  • a été couronné « Meilleur Artiste Reggae de l’Année » au MOBO Awards à Londres,
  • a également remporté un « Doobie Award » en 2002 dans le magazine High Times pour « Gimme The Light ».
« Je fusionne reggae dancehall et hip hop (…) Quand j’étais gamin, c’était les deux styles de musique qui me parlaient et me donnaient envie de bouger. »


Comme Damian Marley, Sean Paul réussi à fusionner efficacement Dance hall et Hip Hop : au début du 21ième siècle, ce sont deux métis qui permettent de médiatiser le reggae en l’amenant dans les hit US !

Pour plus d'informations sur Sean Paul : Biographie de Sean PAUL

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Je n'ai jamais vu de site aussi insultant pour la race humaine et avilissant pour nos esprits. On crie au racisme quand les blancs et les noirs font l'apologie de la couleur blanche ou noir. Je lis :"Le blog de l'Apologie du Métissage." Que penser de ça?

Vous voulez-faire parler de vous messieurs, mesdames? Evoquez le métissage culturel et vous passerez pour des personnes intelligentes.

Merci d'apporter de l'eau au moulin de la discrimination raciale. Vous faites pitié.

Un métis qui a honte de ce site!!!

Anonyme a dit…

Anonyme ou "métis-qui-a-honte-de-ce-site", je ne comprends pas pourquoi ce site serait insultant pour la race humaine? Il ne fait que "lister" les gens célèbres qui ont plus qu'une origine. C'est quoi le problème? Il existe bien des sites pour acteurs italiens, mannequins français, chanteurs haïtiens, alors pourquoi pas métis célèbres? J'pense que té dans les patates mon vieux, va te calmer un peu. Ce site et tous les autres qui parlent de métissage ont toute leur raison d'être et sont tout simplement géniaux!

Une métisse

Le Métis a dit…

Merci, merci beaucoup pour ce message :-)) Il m'a vraiment perturbé un temps car ce que je veux faire et dire est tout le contraire de ce que ce monsieur a compris. Je lui répondrai également en bonne et due forme d'autant que ce site comme tu le dis est simplement une liste de gens célèbres issus de mélanges, je trouve que c'est plutôt beau et absolument pas avilissant pour la race humaine ...
Merci encore

L'Apologie du Métissage a dit…

A Anonyme ou « au métis qui a honte de ce site », ce que je peux vous dire, c’est que l’Apologie du Métissage c’est l’apologie de l’amour et de la fraternité, l’apologie de l’ouverture d’esprit et de la mixité et surtout l’apologie de la race humaine : il n’y a rien d’insultant pour la race humaine ni d’avilissant pour nos esprits sur le blog des métis célèbres.

D’autre part, vous n’avez pas du lire vraiment les différents articles, ou regarder les photos et vidéos. L’Apologie du Métissage ne fait l’apologie d’aucune couleur. Sur les métis célèbres, vous trouvez des métis plutôt noir, ou en tout cas foncés (comme Frederick Douglass, Jean-Baptiste Pointe de Sable, Joséphine Baker, Yannick Noah, Jean Tigana, Boris Diaw ou bien d’autres) mais aussi d’autres quasiment blancs (comme Cindy Breakspear, Ingrid Jacquemod qui est blonde, Alexandre Dumas, Yelena Noah, Joachim Noah, Wentworth Miller, Sean Paul, etc.) ! Ce site est l’opposé d’un site qui apporte de l’eau au moulin de la discrimination raciale, il ne fait que lister des personnes célèbres issu du métissage et qui ont donc plusieurs origines comme le dit la première lectrice qui vous a répondu.

Pour ce qui est du métissage culturel, il est largement loué ou évoqué sur ce site, toutes les célébrités ou légendes métis(ses) présentent sur ce site incarnent le métissage culturel et pas uniquement biologique : par exemple lisez les articles sur Ben Harper, sur Joaquim de Noah qui se qualifie de Vicking Africain, sur Wentworth Miller ou sur le peintre cubain Wifredo Lam.

Nous ne faisons pitié à personne mais nous sommes particulièrement désolé que vous n’ayez pas compris.

En accès direct, je vous propose ci-dessous une liste non exhaustive, par ordre chronologique, des premiers métis à s'être distingués entre le 16ième et le 19ième siècle !
Vous trouverez ci-dessous une liste de beautés métisses célèbres : mannequins, actrices, chanteuses, musiciennes ou les 4 en même temps qui rayonnent sur les 20ième et 21ième siècles.
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